Pris entre deux ouvrages de défense, le jardin de l’Espérance compose, pacifiquement, ses allées plantées entre "traverses à crochet" et labyrinthe dans le souvenir du traité des sièges et de l’attaque des places du Maréchal Vauban et celui des jardins d'André Le Nôtre.

Lignes de granit, tressage des gabions (selon le modèle du traité de Vauban), haies taillées convoquent la mémoire de l’ancien fossé et le fantôme de la muraille, arasée au XIXe siècle, pour composer l’entrée contemporaine de la promenade des remparts.

L’attention portée au nivellement, l’effacement de toute ligne superflue, mettent le nouveau dessin de l’espace public au service des piétons et de l’ensemble Petite Fontaine et des façades du XVIIIe siècle, classé au titre des monuments historiques.

Pour inscrire un parking, isolé sur une plateforme de la citadelle, dans les parcours piétonniers des résidents et des visiteurs de la vieille ville nous avons choisi d'en faire un véritable espace public. Pour cela nous avons transformé la rive du parking en un balcon offrant une vue panoramique sur la ville. Le grand escalier d'accès, rectiligne, en granit est jeté sur le talus des fortifications.